Energy Outlook de BP

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Le très attendu Energy Outlook de BP vient d’être publié.

A ce stade, les énergies renouvelables sont gagnantes mais à court terme, les titres uranifères devraient suivre.

Trois scénarios ont été envisagés pour illustrer la trajectoire de la transition énergétique d’ici 2050.

  • Le premier (Rapid Transition) repose sur la mise en application de mesures politiques visant à limiter la hausse de la température globale de moins de 2° d’ici la fin du siècle.
  • Le deuxième (Net Zero) ajoute au premier un changement de comportement et de préférence des consommateurs induit par une prise de conscience collective du défi posé par le changement climatique.
  • Le troisième (Business-as-usual) assume comme son nom l’indique que rien ne change par rapport au passé.

Les principaux messages de ce rapport sont les suivants :

  • La demande globale d’énergie va continuer de croitre, quelque soit le scénario, en raison de l’augmentation de la prospérité et de l’amélioration du niveau de vie dans les pays émergents.

  • La structure de la demande d’énergie devrait se modifier, l’électricité jouant un rôle grandissant dans la consommation globale d’énergie. L’augmentation de l’emploi de l’électricité est particulièrement importante dans les scénarios Rapid et Net Zero en raison d’une électrification plus rapide des transports routiers.

  • La demande de produits pétroliers va baisser sur les 30 prochaines années quelque soit le scénario envisagé. Elle passe à moins de 55 mios b/j dans le scénario Rapid et à 30 mios b/j dans le scénario Net Zero, soit une chute de 45%, respectivement 70% par rapport à 2019.

  • La part des énergies renouvelables devrait fortement augmenter d’ici 2050, menée par l’installation de nouvelles capacités dans le solaire et l’éolien.
  • L’énergie nucléaire va croitre dans les 30 prochaines années quelque soit le scénario envisagé. Les capacités nucléaires installées augmentent de 100% dans le scénario Rapid et de 160% dans le scénario Net Zero. La part du nucléaire dans le mix énergétique progresse en Chine, en Inde, dans le reste de l’Asie et en Afrique dans tous les scénarios. Le développement des nouvelles centrales nucléaires devrait être équivalent à celui de l’âge d’or des années 70-80 dans le scénario Rapid et plus important que jamais dans le scénario Net Zero.

Nos conclusions d’investissement

  • L’évolution des cours boursiers commence à progressivement intégrer la transition énergétique illustrée dans le rapport de BP. Le point d’inflexion dans la performance relative des énergies renouvelables et de l’uranium par rapport au secteur pétrolier date de 2018.

  • Toutefois l’amplitude de la hausse n’est pas la même. Si les investisseurs se sont massivement investis dans les énergies renouvelables (particulièrement cette année), ils ne se sont pas encore vraiment intéressés au nucléaire. Ils continuent de sous-estimer la croissance de la demande, contrairement à ce que la WNA (World Nuclear Association), l’Agence Internationale de l’Energie, les consultants et maintenant le rapport de BP anticipent.
  • Les titres uranifères n’ont pas encore participé à ce changement majeur de paradigme, parce que la communauté des investisseurs a raté le point d’inflexion de la demande, n’a pas anticipé toutes les coupures de production de ces derniers années, a manqué l’envolée des prix de conversion et a loupé la baisse des volumes et des sources de l’offre secondaire.

Notre partenaire, Dominique Casaï

29.09.2020

*source: BP Energy Outlook, ed. 2020

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